Aller au contenu principal
Fermer

Air France et Airbus condamnées en appel pour le crash Rio-Paris
information fournie par Reuters 21/05/2026 à 15:17

Un avion Airbus A350-900 d'Air France près de l'aéroport de Paris Charles de Gaulle

Un avion Airbus A350-900 d'Air France près de l'aéroport de Paris Charles de Gaulle

Airbus et Air France ‌ont été condamnées jeudi par la cour d'appel de Paris à la peine maximale - ​une amende de 225.000 euros chacune - pour "homicides involontaires" à l'issue du procès du crash du vol Rio-Paris, qui avait fait 228 morts en 2009.

Relaxées en première instance, ​Airbus et Air France étaient de nouveau jugées depuis septembre dernier en tant que personnes morales pour ​l'accident du vol Air France AF447 dans ⁠l'Atlantique, qui avait coûté la vie à l'ensemble des passagers et membres ‌d'équipage à bord de l'appareil.

La peine maximale pour homicide involontaire équivaut en l'espèce à une amende de 225.000 euros.

Lors des réquisitions, ​en novembre dernier, les deux ‌avocats généraux avaient notamment fustigé "l'indécence" d'Air France et l'absence ⁠d'une "parole de réconfort sincère".

Cette peine, même symbolique, constitue donc un revirement judiciaire 17 ans après le drame, le pire de l'histoire d'Air France.

Airbus et Air France avaient ⁠en effet été ‌relaxées en première instance par le tribunal correctionnel de Paris en ⁠avril 2023, niant les accusations portées à leur encontre. Le parquet avait alors ‌fait appel du jugement.

Les proches de certains des passagers et membres ⁠d'équipage disparus étaient présents jeudi pour entendre l'arrêt de la ⁠cour d'appel, après ‌des années de batailles juridiques.

Les associations de familles ont déclaré qu'une condamnation constituerait une ​reconnaissance de leur calvaire.

Le vol AF447 ‌qui avait décollé de Rio de Janeiro (Brésil) à destination de Paris avait disparu des écrans radar le ​1er juin 2009, avec à son bord des passagers de 33 nationalités différentes.

Les boîtes noires de l'Airbus A330 opéré par Air France avaient été ⁠retrouvées deux ans après le crash dans l'océan Atlantique. Elles ont permis d'établir que le givrage des sondes Pitot mesurant la vitesse de l'appareil, survenu lors d'un violent orage, était à l'origine du décrochage de l'appareil, les pilotes n'ayant plus d'indications de vitesse et s'appuyant sur une altitude erronée.

(Tim Hepher; rédigé par Etienne Breban, ​édité par Sophie Louet)

6 commentaires

  • 15:39

    225000€ pour 228 morts ça ne fait pas cher la vie humaine....


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

8 100,11 -0,21%
107,31 +2,04%
3,743 +19,58%
6,093 -5,21%
2,076 -26,33%
Chargement...